Julie Dossavi : son "Grand-père n'aime pas le swing"



Vous allez penser que j'ai pris mon temps et vous aurez raison : j'ai assisté à la représentation de la création de Grand-père n'aime pas le swing, chorégraphiée et interprétée par Julie Dossavi le 8 février 2011 à micadanses. J'ai souhaité m'exprimer même tardivement sur cette pièce que j'ai beaucoup aimé, car si vous en avez l'occasion, ne ratez pas ce petit bijou, dont on ressort avec de la joie au coeur et ce n'est pas si souvent pour mériter d'être souligné !

C'est l'histoire d'une "femme, artiste noire, moderne, urbaine". C'est également l'histoire de "l'affirmation et de l'auscultation de ces deux appartenances, européenne et africaine qui constituent le fil d'une autobiographie détournée, un prétexte à créer autour de la force et de la faiblesse." Cette dualité, Julie Dossavi l'explore avec bonheur "en se faisant accompagner de loin par des marraines, des bonnes fées, des exemples, des femmes noires artistes et militantes politiques comme Angela Davis, Billie Holiday ou Nina Simone." Elle se met en scène en toute simplicité et cela fonctionne bien, car elle est vraie et cela sonne juste. La création musicale et l'interprétation d'Yvan Talbot El Fassa épouse parfaitement le propos de Julie Dossavi, comme une deuxième peau. Il est doué, présent à lui-même, à Julie et à nous : ils nous embarquent tous deux avec une complicité non dénuée d'humour. C'est vrai qu'elle joue dans cette création au sens théâtrale, au sens ludique et elle danse évidemment. C'est une magnifique interprète pleine de charisme, sensuelle, douce, mais tout autant coquine, séductrice, féline. Elle nous fait traverser divers affects avec une légèreté qui n'empêche pas la profondeur.

"Julie Dossavi questionne aussi la danse contemporaine, ses frontières, ses normes, sa liberté de création." Elle n'hésite pas à bousculer ces fameuses frontières, et pourquoi la danse africaine ne serait pas contemporaine ?, puisqu'elle l'est, elle, africaine et contemporaine ! "La sienne de danse contemporaine est ciselée au cordeau avec du "bon son" bien rythmé" et Julie Dossavi assumme pleinement son plaisir de danser avec son complice, compositeur de la compagnie, Yvan Talbot qui s'inspire aussi bien des musiques actuelles que des rythmes traditionnels d'Afrique de l'Ouest.

Merci pour ce moment de pur plaisir, de bonne humeur que vous avez partagé avec nous, pour ce que tu nous as montré de toi, Julie.

Valérie Gros-Dubois

Disparition de Roland Petit, 10 juillet 2011




A l'âge de 87 ans, Roland Petit nous a quitté le dimanche 10 juillet dernier à Genève. Sa disparition marque le monde chorégraphique car cet artiste de talent a beaucoup apporté au ballet du XXème et du XXIème siècles.

En 1933, Roland Petit fait son entrée à l'école de Danse de l'Opéra de Paris. Onze ans plus tard, il claque la porte de l'institution pour se consacrer à la création. Il créera les Ballets des Champs Elysées en 1945, recrute des danseurs de divers horizons qui ne viennent pas de l'Opéra, car il revendique une approche "théâtrale du ballet". Suivent 60 ans de créations... En 1948, il crée le Ballet Roland Petit.

Bien qu'il se soit démarqué de la "Maison", il offrira au Ballet de l'Opéra de Paris onze créations, mais également dix entrées au répertoire, ce qui marque son attachement aux danseurs du Ballet de l'Opéra de Paris et à cette institution qui l'a formée.

Ce chorégraphe, grâce à ses créations a su porter sa carrière et son Ballet au niveau international. Il vivra même quatre ans à Hollywood avec Zizi Jeanmaire, son épouse qu'il mis en scène avec bohneur dans plusieurs pièces. Il est également le père fondateur du Ballet National de Marseille.







En septembre 2010, il ouvrira la saison de la compagnie de l'Opéra de Paris au Palais Garnier avec trois de ses plus grands ballets : Le Loup (1953), Le rendez-Vous (1945), et Le Jeune Homme et la Mort (1946).



Autres ballets marquants : Les Forains (1945), Carmen (1949) et Coppelia (1975) , entre autres...

Retrouvez toute sa biographie surle site officiel de Roland Petit : http://www.roland-petit.fr/

Je tenais à lui rendre hommage car il a fait partie de ces figures qui ont marqué mon enfance, mon adolescence en imprimant sa marque à sa façon et en m'inspirant un amour inébranlable pour la Danse.

Valérie Gros-Dubois







Anatomie de la sensation - pour Francis Bacon : Wayne McGregor, un jeune chorégraphe anglais interroge les limites physiques du corps en mouvement

Programmée du 29 juin au 15 juillet 2011 à l'Opéra Bastille, la création Anatomie de la sensation - pour Francis Bacon de Wayne McGregor a éveillé plus d'une sensation parmi les spectateurs. Il le faut dire, l'émerveillement a été en grande partie au rendez-vous ! Cette création rassemblait un chorégraphe hors norme, une superbe distribution, une technicité fascinante mettant en valeur la fragmentation du mouvement, une chorégraphie inventive où rien n'est laissé au hasard (on peut faire confiance au chorégraphe) et une magnifique mise en scène. Cependant, on sort de cette immersion un peu perplexe, car malgré toute cette beauté, cette intelligence du corps déployé des interprètes et étoiles de l'Opéra de Paris, il manque un je ne sais quoi qui permettrait à la magie d'opérer totalement... Seraient-ce la "dissection de la sensation", la partition de Mark-Anthony Turnage, blood on the Floor qui nous empêchent d'accéder au sens ou à l'essence et d'adhérer pleinement ? Il semble que je n'ai pas été seule à ressentir un sentiment mitigé.



Il n'en reste pas moins que Wayne Mcgregor nous a fait vivre des instants saisissants, notamment, avec l'originalité de Needles, la sensualité magnifiée du pas de deux d' Elegy for Andy, l'humour et la fraîcheur de Crackdown, trois des neuf mouvements qui nous étaient proposés.

Donc, en résumé : perplexe, mais, interpellée et tout de même séduite par ce travail chorégraphique qui a capté toute mon attention. Wayne McGregor, un jeune chorégraphe anglais à ne pas perdre de vue, car très prometteur.


Valérie Gros-Dubois

MAC/VAL à Vitry-sur-Seine : Appel à participation > DANCING KILLING

Au MAC/VAL, Musée d'Art Contemporain du Val de Marne, un événement inédit se prépare et qui a pour dénomination DANCING KILLING, avis aux amateurs !!!

Ceci est avant tout un appel à participation, à rejoindre les 150 participants d'un marathon de danse unique !

Le samedi 17 septembre 2011, entre 10h00 et 22h00 au MAC/VAL à Vitry-sur-Seine

Devenez les acteurs principaux du film Dancing Killing en participant au marathon de danse performatif initié par l'artiste François Nouguiès !


- Le marathon se déroule sous forme de séquences de jeu autour d'un répertoire de gestes et de mouvements créés par des artistes, des performers, des chorégraphes...

- Un film est tourné tout au long du marathon : les deux gagnants deviennent les personnages principaux du film !

- Les candidats s'inscrivent en couple (H/F, H/H, F/F).

- Durée : 12 heures pour les plus endurants !

Plus d'informations sur le site http://www.macval.fr/. Pour vous inscrire : 01.43.91.64.23 ou par mail evenement@macval.fr -renseignements : stephanie.airaud@macval.fr / MAC/VAL - place de la Libération, Vitry-sur-Seine

A vous de danser et de tenir la distance... J'ai préféré vous tenir informés(es) en amont afin que vous puissiez vous entrainer cet été et mettre toutes les chances de votre côté !!

Valérie Gros-Dubois

Suite à la répétition générale du MIAMI CITY BALLET, le mardi 5 juillet dernier

J'ai eu le privilège d'assister à la répétition générale du Miami City Ballet au Théâtre du Châtelet le 5 juillet dernier et tenais à vous faire un retour sur mes impressions puisque vous pourrez assister à différents programmes, dans cette 7ème édition des Etés de la danse. Jusqu'au 23 juillet sont mis à l'honneur chaque soir plusieurs ballets de George Balanchine et des oeuvres d'autres chorégraphes comme Jerome Robbins, Paul Taylor, Twyla Tharp et enfin Christopher Wheeldon.

Le programme qui nous a été donné à voir en ce mardi 5 juillet était composé de 3 oeuvres de George Balanchine, Ballet imperial, Tarantella, et La Valse.

Ballet Imperial

Je reprendrais d'abord les mots de George Balanchine lui-même : " C'est un hommage d'aujourd'hui (1ère version en 1941, puis repris par le New York City Ballet dans une 2ème version en 1973) au grand Tchaïkovsky et à Marius Petipa, père du ballet classique. Depuis sa mort en 1910, la danse classique qu'il a su porté au niveau le plus haut, a aussi évolué. Le vocabulaire de base est le même, mais nous avons ajouté de nouveaux mots, de nouvelles phrases. Danser "classique" aujourd'hui est plus difficile, plus complexe , plus exigeant. Souvent, les gens ont tendance à penser que les plus grands danseurs du passé ne sont pas remplacés et que les danseurs de maintenant ne sont rien à côté d'eux. Ce n'est pas vrai ! Autrefois, ils étaient incomparables dans ce qui se faisait alors. Aujourd'hui, nous faisons autrement."

Concernant ce ballet, j'ai été séduite par la construction chorégraphique riche et intelligente, les danseurs et danseuses qui se déployent en lignes harmonieuses, en guirlandes de corps pétries de musique qui se font et se défont pour évoluer en ensemble de plus petits groupes toujours d'une fluidité saisissante. Ce Ballet Imperial est servi par de magnifiques et sobres costumes qui ne sont pas alourdis par d'opulents décors laissant ainsi aux corps et à la chorégraphie le pouvoir évocateur de nous entrainer vers les fastes de Saint-Pétersbourg et de l'ancienne Russie.

La Tarantella (1954)

Ici, ce qui nous transporte d'emblée, c'est la vivacité de ce pas de deux, . Ce ballet s'inspire de l'admiration de George Balanchine pour Auguste Bournonville (1805-1879), amoureux des pays méditerranéens qui a lui-même écrit un ballet Napoli (1842) où il intègre une tarentelle, danse pleine d'entrain et de joie de vivre du sud de l'Italie. J'ai été particulièrement impressionnée par la dextérité et la rapidité du travail des pointes, mais aussi par la vitalité des deux interprètes virtuoses : Jeannette Delgado et Kleber Rebello.

La Valse

La Valse est une illustration parfaite de la volonté de George Balanchine à "transformer le son en mouvement" pour que le ballet devienne une visualisation de la partition musicale, même s'il y a là également une histoire qui évolue vers un drame final.

Les danseurs prestigieux du Miami City Ballet nous ont offert une magnifique soirée de répétition générale, un avant-goût de ce que vous pourrez voir.

Sur La Valse, néanmoins, m'a manqué la force d'expressivité, en effet, la beauté des artistes, des costumes déployés sans fioritures, du décor sobre et superbe, n'ont pu me transporter à la hauteur de la promesse restée suspendue. Gageons que cette répétition leur aura permis d'ajuster leur capacité à transmettre des émotions à leur virtuosité qui n'est pas à remettre en question et qu'ils sauront vous les communiquer avec force.

Quand à l'orchestre Prométhée placé sous la direction de Gary Sheldon : en un mot, magnifique !!! Valérie Gros-Dubois

Etait présente à mes côtés, Théa, ma fille de 9 ans et demi. Voici ce qu'elle en dit "Ma première impression a été "Ils ont un jeu de jambes incroyable !", mais ce n'était guère la dernière : "Ils sont formidables" et d'autres remarques me sont venues comme "Magnifiques !", "Extraordinaires !".

Vers la fin, j'ai été un peu déçue et je n'appréciais point. Ils n'y croyaient pas vraiment (dans La Valse) et tandis que je scotchais des yeux une danseuse qui faisait jusqu'ici un parcours sans faute, je la vis de mes yeux ébahis (peut-être que c'était la fatigue) en faire une qui me choqua et parler avec son partenaire masculin. Malgré cela, je garde un très bon souvenir du Miami City Ballet ! C'était vraiment très beau." Théa Gros-Dubois

Retrouvez toute la programmation sur http://www.lesetesdeladanse.com/















22ème Edition du Festival "Paris Quartier d'été" : du 14 juillet 2011 au 9 août 2011




Eh oui, nous voici ravis de présenter la 22ème édition du Festival de Paris Quartier d'été ! D'autant plus que ceux qui ont suivi l'actualité de cet hiver ont su que ce n'était pas gagné, malgré le fait que cet événement n'a plus à prouver la qualité de ses choix artistiques, ni du plaisir que vivent les spectateurs grâce à cette manifestation. Nous les remercions d'ailleurs encore pour leur soutien qui a prouvé leur attachement et leur engagement à ce festival et pour le poids déterminant qu'ils ont eu dans la prise de décision de certains partenaires financiers.

Cette 22ème édition nous propose de voyager dans le Paris estival et hors de ses limites habituelles par le biais d'une programmation de prestige.

Pour la première fois, elle prendra ses quartiers dans la Cour d'honneur des Invalides et réunira des artistes tels que Angelin Preljocaj, Emmanuel Gat, et le Ballet de Biarritz avec le fameux Roméo et Juliette de Thierry Malandain.

Concernant Angelin Preljocaj, ce chorégraphe qui a le vent en poupe nous présentera deux pièces : tout d'abord, Empty Moves (Parts I&II) qui a pour point d'encrage la création musicale de John Caje, qui, rappelons-le, avait fait scandale à Milan en 1977, et où les danseurs, par leur gestuelle, nous transportent dans l'abstraction pure et vers une perte de repères qui nous déséquilibre ; puis, Annociation inspiré par les Evangiles, duo magnifique interprèté par deux danseuses splendides dans l'Eglise Saint-Eustache du 21 au 24 juillet 2011 ; un vrai petit bijou accueilli dans l'écrin qu'il lui fallait. Des moments de grâce qui suspendent le temps et témoignent de la sensibilité habitée des artistes et du génie du chorégraphe qui, sur ce sujet délicat, résonne juste du début à la fin de la pièce !

Bien d'autres choses sont au programme : ainsi, on pourra découvrir Avant-propos, récit dansé par Brigitte Seth et Roser Montilo Guberna, deux personnalités que j'affectionne, des petites formes dans des lieux insolites de Paris, des événements du centre comme à la périphérie, des places peu chères et des concerts gratuits dans les parcs et les jardins, sept jours de création de Pierre Henry à l'église Saint-Eustache et en feu d'artifice initial : la féerie indienne de Manganiyar Seduction qui réunit 40 musiciens du Rajasthan... De quoi savourer un été à Paris !

Retrouvez toutes les informations pratiques et le détail de la programmation sur http://www.quartierdete.com/

La billeterie est déjà ouverte depuis le 15 juin 2011, donc, ne tardez plus !

Valérie Gros-Dubois





APPEL A MOBILISATION ET A DONS pour la sauvegarde d'Entrez dans la danse !

Bonjour à tous et à toutes,

Cette année encore, "Entrez dans la danse" a accueilli 18 000 spectateurs qui ont pu assister gratuitement à 60 spectacles et 18 ateliers, donnés par 40 compagnies.

Mais il se pourrait que cette édition soit la dernière, car suite à la défection de partenaires financiers qui n'ont tenir leurs engagements, Mouvance d'Arts qui organise cette fête de la danse depuis 8 ans, se trouve dans une situation critique et notre déficit ne pourra être assumer en fonds propres.

Nous faisons donc appel à tous les amoureux de la danse pour soutenir notre structure en faisant un don à hauteur de votre passion et de votre désir de voir cette manifestation unique se poursuivre en 2012.

Mouvance d'Arts, étant reconnue d'intérêt général, toutes vos contributions sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66%. A réception de votre don, nous vous renvoyons un reçu fiscal (au plus tard en septembre).

Vos contributions, quelqu'en soient leurs montants, peuvent faire que vive notre association et apporter la preuve que cette fête vous appartient...

Merci de votre compréhension et pour votre soutien.

L'équipe de Mouvance d'Arts

Informations pratiques :

Vous pouvez adresser vos dons et vos coordonnées (sans oublier votre adresse email) par courrier à Mouvance d'Arts - 6 place Rutebeuf - 75012 Paris ou en payant car carte bleue sur notre site sécurisé http://www.entrezdansladanse.fr/

20 places de cinéma à gagner pour la sortie en salle du film sur le chorégraphe Wayne MacGregor "Une pensée en mouvement"



Les 20 premiers d'entre-vous à nous adresser un mail avec vos noms et coordonnées à l'adresse suivante mouvancedarts@yahoo.fr (objet : MacGregor), obtiendront une place de cinéma pour le très beau et très intelligent film sur le chorégraphe Wayne MacGregor "Une pensée en mouvement" réalisée par la talentueuse Catherine Maximoff.


Retrouvez l'article écrit sur ce blog, le synopsis et des détails sur le chorégraphe en allant sur le lien suivant : http://entronsdansladanse.blogspot.com/2011/06/wayne-mcgregor-une-pensee-en-mouvement.html


Parlez-en autour de vous, ce film vaut le déplacement à bien des égards : vous ne serez pas déçus !

La sortie est pour le mercredi 6 juillet 2011 au MK2 Bastille : Samedi 9, luni 11, mardi 12 juillet à 18 heures.

N'oubliez pas de préciser la date que vous aurez choisi !