Web série dansée "Le Corps de la Ville" : un concept et des vidéos à découvrir tout de suite !


Freddy Houdekindo - Crédit Nicolas Habas

Le Corps de la Ville est une web série dansée dont je suis tombée amoureuse instantanément, car, dans son genre, ce projet devenu concret traverse toutes les valeurs que je défends également par le biais de l'événement Entrez dans la danse, Fête de la danse qui se déroule dans l'espace urbain tous les 1ers dimanches de juin à Paris.

La qualité poétique de ces images capte à la fois la pulsation du lieu choisi, des habitants qui le traversent, du danseur à l'écoute de la vie extérieure et intérieure... nos sens sont en éveil, à l'affût, affûtés, réceptifs à la beauté, à l'ordinaire du quotidien magnifié. C'est toute l'équipe de cette aventure que je salue, car je sais ce qu'il faut d’opiniâtreté pour passer du projet à sa concrétisation !

Le principe de la série est simple : Un lieu dans la ville, un danseur, un film (de deux à quatre minutes).



Voici ce qu'en dit l'Association Un Poil Court qui a conçu ce projet :

Le Corps de la Ville est un projet collaboratif ouvert sur la ville. Ainsi, il ne s’agit pas simplement de s’approprier un lieu, mais d’apprendre à le connaître par l’usage et par l’intermédiaire de ceux qui y vivent, d'en révéler la poésie déjà présente. 

Ce projet met en avant la rencontre entre un danseur « unique », libre de s’approprier un lieu qui a lui aussi sa personnalité et son histoire, et un cinéaste, porteur d’une qualité de présence dans un lieu donné, à un moment donné. C’est cette rencontre entre un lieu, un danseur et l’œil du cinéaste qui va devenir pérenne par le biais du film .

Pensée pour la caméra et élaborée sur place en amont du tournage, la chorégraphie intégrera systématiquement l’éventualité d’une interaction avec les passants , quitte à provoquer la rencontre. L’objectif est de générer des formes courtes et séduisantes, porteuses d’une poésie empreinte de quotidien : des bulles de savon susceptibles de parler à chacun, à commencer par les usagers du lieu. 

Les films courts mis bout à bout constitueront une collection, véritable voyage à travers la ville, Lyon dans un premier temps, puis à travers la France et l’Europe. Il s’agit ici de mettre en valeur le patrimoine architectural qui a une histoire sociale et humaine, et de revaloriser certains lieux oubliés ou dénigrés , en apportant une nouvelle dimension à leur mémoire et un regard neuf sur l’expérience vécue par les usagers. 

Parti pris esthétique Cette collection est envisagée comme un travail de plasticien, d’abord pour l’exigence de découpage, qui redéfinit l’espace donné par le choix du cadre, ensuite via le travail sur les lignes, sur les couleurs, sur les effets de matière et de profondeur à l’intérieur du cadre. Ainsi des peintres, des photographes et des cinéastes inspirent l’approche formelle de chaque épisode : par exemple Mondrian pour le N°0, Klein pour le N°2 ...

La plateforme interactive / la web série 

Les épisodes seront progressivement intégrés au site lecorpsdelaville.com qui se présentera sous la forme d’une carte géographique interactive, signalant aux visiteurs les lieux de tournages.

Sur ces lieux de tournages seront disposés des flash codes. Il suffira de les lire avec son téléphone portable pour être redirigé vers la vidéo réalisée sur le lieu, pour ensuite avoir accès à l’ensemble de la collection sur le site lui-même et se balader ainsi sur tous les lieux investis en France et en Europe.

Les spectateurs auront aussi la possibilité de commenter et de partager les films.

De plus, les usagers du site auront la possibilité de poster leur propre film, leur permettant ainsi de partager leur propre lecture d’un lieu.

Dispositif de tournage 
Les outils seront ceux du documentaire : un ingénieur du son et un réalisateur/cadreur. Les moyens seront légers : caméra DSLR et lumière naturelle, pour l’essentiel. Avec deux intérêts majeurs : la réactivité et la discrétion du dispositif, pour tirer le meilleur parti des interactions potentielles avec les passants et anticiper au mieux les évolutions des lumières naturelles. 

La musique sera composée après le tournage, sur la base d’un premier montage, qu’elle contribuera à faire évoluer. Elle ne prendra cependant pas une place définitive : une version sonore mais sans musique sera conservée pour chaque épisode et offrira la possibilité de diffuser les films sous forme de ciné concert, restant ouverts ainsi à de nouveaux échanges avec des artistes créant dans les lieux de résidence ou les villes investies.

Nicolas Habas, réalisateur et directeur artistique 

Autodidacte, Nicolas Habas réalise son premier court métrage en 2000, dans le cadre d’un Défi Jeunes. En 2004, il écrit et réalise Le Mal de Claire , qui bénéficie d’une large diffusion en festivals, ainsi que d’une diffusion sur France 3. Mauvaise graine est son troisième court métrage de fiction. Nicolas écrit actuellement un long métrage et réalise des clips et des films pour les entreprises. Parallèlement, il anime des ateliers d’écriture et des workshops pour les comédiens.

Nicolas Habas dans le studio d'Un poil court © Margot Raymond
Nicolas Habas - Crédit Margot Raymond

Ce projet est pour Nicolas Habas l’opportunité d’approfondir une démarche engagée en 2006 à l’occasion du triptyque documentaire La parole en chantier , réalisé à l’occasion d’une opération de renouvellement urbain qui allait transformer la physionomie d’un quartier populaire d’Angoulême, ou il a vécu adolescent : 

« J’ai aimé cette immersion dans l’histoire récente de nos villes, je me suis attaché aux habitants rencontrés au fil de l’aventure et je suis fier du travail documentaire accompli. Aussi, je suis désireux de donner un prolongement poétique à ce travail, aujourd’hui convaincu que dire le réel dans sa brutalité factuelle ne suffit plus à dire mon empathie avec le sujet, complexe et profond, de la ville. »




Les premiers épisodes à voir absolument :

L'ÉQUIPE DU PROJET

Romain Trouillet est un jeune compositeur français actif dans la musique de film, de scène et de jeux vidéo. En 2013, il intègre la classe de composition de musique à l’image du CNSMD de Lyon, dirigée par Gilles Alonzo. L’année suivante, il reçoit plusieurs distinctions pour son travail sur le film 34°4 S d’Adriano Valerio, dont le prix « El maestro del cinéma » du festival de Cologne et le prix qualité CNC de la meilleure musique originale.

Aymeric Eustache a commencé à travailler dans le cinéma en 2000 dans les grands studios de bruitage et de mixage à Paris pendant 6 ans. Puis il a quitté le monde des grosses productions, plus attaché au développement de la culture locale. Aujourd’hui installé à Lyon, il permet aux productions d’avoir le mixeur sur le tournage puisqu’il a entre autres, ces deux casquettes, et ce, que ce soit pour des courts-métrages, des longs, des documentaires, des films d’entreprise ou pour le web.


Courts métrages, long métrages, clips vidéos, vidéo institutionnelles... Forte de ses multiples expériences Axelle Boudet est une assistante réalisatrice et Régisseuse hors pair. Dynamique, compétente et enthousiaste, Le Corps de la Ville se trouve entre de bonnes mains.


Chargée d’administration et de production du Chœur Britten qu’elle accompagnera jusqu’à sa fusion avec les Chœurs et Solistes de Lyon,Floriane Rigaud travaille à l'administation et la production des projets des compagnies Acte et Eukaryote Théâtre, du festival Mine d’Art et depuis octobre 2014 des projets du studio Un Poil Court et, notamment, Le Corps de la Ville.

Aude Caruana dessine, compose, assemble, détourne et typographie pour des institutions culturelles, des projets indépendants, des maisons d’édition...

Marion Chaudat parle de multiples langages codés, elle intègre, veille, conseille, structure et réfléchit à des solutions techniques aussi bien pour des livres numériques que pour des sites internet.


Major de promotion de l'école Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège (Belgique) en 2013, Margot Raymond pratique la photographie de scène, le reportage et travaille pour les entreprises. Parallèlement, Margot s'occupe de la communication du studio Un poil court.

Ce projet a pour vocation de traverser la France et l'Europe, à la rencontre de ses paysages urbains et de ses habitants. N'hésitez pas à faire un don directement à l'association Un poil court.


Valérie Gros-Dubois





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