Parfums d'Arménie : Représentation exceptionnelle ce vendredi 10 décembre 2010

J'ai eu le privilège de voir le spectacle “Parfums d’Arménie” à l'Olympia en 2007 et de programmer des extraits de cette magnifique épopée lors de l'édition d'"Entrez dans la danse" la même année. La compagnie Yeraz dans les deux cas a fait un triomphe car, en plus de la beauté, de l'émotion, de la vigueur, de l'enthousiasme, de la finesse, les danseurs et danseuses ont une énergie communicative et généreuse : il s'agit là d'un spectacle fort et construit, digne des grandes salles telles que le Théâtre de la Ville ou encore du Palais des Congrès, et d'une belle tournée internationale. Trop peu ont assisté à cette création magnifique.
"Héritière d’une tradition populaire et rurale, la danse est une composante indissociable de la culture arménienne. Elle appartient au génie artistique ancestral des Arméniens dont la transmission s’est effectuée à travers les siècles pour s’épanouir aujourd’hui, hors des frontières de l’Arménie.
Pour préserver ce riche patrimoine, des chorégraphes de renom ont entrepris en Arménie, depuis les années 70, un minutieux travail de recueil des pas et des thèmes selon les régions. Par la suite, ces danses ont été chorégraphiées et présentées sur scène par les différents ensembles d’état d’Arménie.
La compagnie Yeraz (“rêve“, en arménien) a été créée en 2000 à Alfortville. La démarche artistique de la compagnie est fondée sur une double exigence : préserver et transmettre le riche répertoire de la danse arménienne, tout en laissant une large place à la création originale.
Le répertoire de Yeraz est ainsi composé de chorégraphies largement inspirées des thèmes puisés dans les traditions, légendes et histoires arméniennes. Son originalité réside dans une approche scénique d’inspiration parfois contemporaine, délivrée des modèles classiques préexistants, pour s’ouvrir à des choix artistiques novateurs intégrant tradition et modernité. La danse arménienne est ici réappropriée, réinventée, perpétuant ainsi l’héritage d’un art toujours vivant.
Compagnie Yeraz
“Parfums d’Arménie“ est une fresque vivante qui fait voyager à travers l’histoire et la culture du peuple arménien. Durant deux heures, qui défilent comme dans un rêve, les 60 artistes transportent le spectateur dans un tourbillon de danses, ponctuées de scènes théâtrales mêlant émotion et humour. Des tableaux rythment l’enchaînement des danses et tissent la trame de l’histoire : fêtes de mariage, instants de la vie quotidienne, batailles, drames, retrouvailles...
C’est en empruntant les méandres de la mémoire collective des Arméniens que se forment les liens entre passé et présent. Parfums d’Arménie s’inspire ainsi d’un héritage ancestral pour délivrer un message universel, et inviter le spectateur à imaginer son propre récit au gré des émotions qui le traversent."

Christina Galstian
Biographie de la chorégraphe
Christina Galstian est née en 1970 à Erevan (Arménie). Sa famille paternelle est originaire d’Erevan, celle de sa mère a fui la Turquie après le génocide de 1915. Dès l’âge de sept ans, elle rejoint une troupe de danse de caractère. Son professeur insiste pour lui faire intégrer le département traditionnel de l’Académie de Danse d’Erevan, où elle restera quatre ans. Elle travaille notamment avec le grand chorégraphe Azad Gharibian. Elle a seize ans lorsqu’elle rejoint, en 1986, le Ballet National d’Arménie dirigé par Vanoush Khanamirian, tout en poursuivant parallèlement ses études.
En décembre 1989, Christina s’installe en France. Elle passe une maîtrise de russe à la Sorbonne et enseigne parallèlement la danse arménienne au sein de groupes amateurs. Elle suit trois ans durant des cours d’art dramatique aux Cours Florent dans la classe d’Isabelle Nanty. Elle rencontre par la suite le comédien et metteur-en-scène Simon Abkarian qui lui confira des rôles importants dans ses deux premières créations (“Peine d’amour perdu“ et “L’ultime chant de Troie“). Avec le metteur en scène Philippe Calvario, elle joue “Ma Solange comment te décrire un désastre“. Au cinéma, elle incarne le rôle de la mère de Charles Aznavour dans «L’Armée du crime» de Robert Guédiguian.
Compagnie Yeraz
C’est l’exil en France et le contact avec les Arméniens de la diaspora qui offrent à Christina la possibilité de revaloriser son héritage de la danse, et inspirent ses créations artistiques.
En Avril 2000, elle crée Yeraz, à la fois école et compagnie de danse ouverte à tous les âges (de 4 à 70 ans). A travers cette structure, elle se voue à la fois à la transmission par l’enseignement et à l’élaboration de spectacles où se conjuguent des éléments traditionnels et contemporains.
Ses chorégraphies ont été présentées dans les salles les plus prestigieuses en France : Théâtre des Champs Elysées, Palais des Congrès de Marseille, Casino de Paris, l’Olympia ; ainsi qu’à l’étranger : Royal Opera House de Londres, Belgique, Pays-Bas, Bulgarie, Allemagne, Etats-Unis, Puerto Rico, Casino du Liban à Beyrouth.

Compagnie Yeraz
La Compagnie sera sur scène
le Vendredi 10 Décembre 2010 au Pôle Culturel d’Alfortville
Parvis des arts
94140 Alfortville
Tarif : 21€
Réservations au :
01 58 73 29 18
billetterie@pole-culturel.fr
Compagnie Yeraz
Accueil billetterie du mardi au vendredi de 13h à 19h et le samedi de 10h à 17h 

N'hésitez pas à vous y rendre, vous ne serez pas déçus.
Valérie Gros-Dubois

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