"Comme ils respirent" un film-documentaire de Claire Patronik

Suite aux événements tragiques du 13 novembre 2015, je n'avais plus les mots pour parler ce superbe film-documentaire qui est sorti quelques jours après et qui pourtant apporte une vraie bouffée d'air frais dans ce monde de fous. Et puis, le temps a filé... C'est pourquoi même à retardement, je souhaite en parler et vous recommander de le voir si l'occasion se présente à nouveau en salles ou en DVD.
Valérie Gros-Dubois

SYNOPSIS

Claire Patronic nous raconte dans ce film ce que c'est que d'être danseur, et qu'a représenté ce choix de vie pour elle et ses compagnons de route. Des films sur la danse... on en a vu ! Pourtant le quotidien des danseurs reste un peu un mystère. Eux qui s’expriment d’abord avec leur corps, qui trouvent souvent refuge dans la routine du travail physique, ou au contraire s’épanouissent en laissant jaillir leurs sentiments devant un public : cette fois, on les entend parler. Loin du fantasme de la ballerine dans ses chaussons en satin, ou de la vie de bohème à la « Fame », le film nous emmène dans les journées de cinq personnages dont les parcours sont très différents mais qui sont unis par un passé commun et surtout par un même moteur, une même exigence... celle de vivre la danse. 





COMME ILS RESPIRENT de CLAIRE PATRONIK     
Durée : 1h36  
SORTIE LE 18 NOVEMBRE 2015            
DISTRIBUTION ZELIG FILMS 01 53 20 99 68 contact@zeligfilms.fr 


ENTRETIEN AVEC LA RÉALISATRICE   
Premiers pas  

J’ai commencé la danse, comme beaucoup de petites filles, vers l’âge de six ans, j’ai immédiatement adoré danser, cela me rendait heureuse. Je faisais aussi de la guitare. J’ai des parents qui croient très fort aux vertus de l’éducation culturelle. Assez rapidement j’ai passé le concours de l’opéra, que j’ai raté, je ne correspondais pas aux critères physiques imposés, j’étais, à l’époque, trop petite. J’ai ensuite abandonné l’idée de m’orienter vers une formation professionnelle jusqu’à ce que l’un de mes professeurs parle à ma mère du conservatoire national, qui proposait des horaires aménagés : scolarité classique toute la matinée et formation en danse les après midi. La danse m’a ainsi accompagnée durant toute ma scolarité, sans que je sois pour autant pressurisée par mes parents. Je n’imaginais pas en faire mon métier, c’était plus pour moi une forme d’enrichissement personnel, d’ailleurs je n’aimais pas l’univers de la danse et l’esprit de compétition qui le domine ne me plaisait pas.   
 
Créer  
Le film se trouve être le reflet de mes hésitations. Il se révèle parfois difficile d’avoir à faire des choix. Je n’ai pas arrêté la danse parce que je me suis blessée, j’ai arrêté la danse parce que, progressivement, je me suis tournée vers de nouveaux centres d’intérêt par lesquels je me suis laissée porter. J’ai toujours su au fond que je ne ferai pas cette carrière là. C’est un rythme difficile, très contraignant, qui pousse 
à savoir exactement ce que l’on veut, on ne peut normalement tenir que si c’est un but ultime. Et pour moi ce n’était justement pas le cas. Ma plus grande motivation,  c’était le spectacle que nous donnions tous ensemble à la fin de l’année au Théâtre du Châtelet ou au Théâtre de la ville : on était enfin sur scène !  
Il est possible de pratiquer à haut niveau une activité sans pour autant décider d’en faire son métier et on le vit bien s’il n’en ressort aucune frustration. Très vite j’ai voulu créer, d’ailleurs, alors que j’étais dans un cursus classique, je préférais les autres matières à la danse classique, trop cadrée. La danse contemporaine, la danse de caractère, la chorégraphie, laissaient une place plus importante à l’expression personnelle. J’ai ressenti le besoin de m’éloigner, de fureter, ailleurs. J’ai fait du théâtre notamment, et je me suis rendue compte que je prenais plus de plaisir à observer, à organiser un spectacle, à mettre en scène les autres, à être à « l’origine de ». Je me suis ainsi dirigée naturellement vers la production, j’avais envie de monter des projets.  Produire est pour moi un véritable processus de création. Ce n’est pas juste des histoires de sous et de paperasse. C’est donner vie à un projet artistique et ça demande un engagement à tout points de vue.   
Retour aux sources  
Il reste, ancré profondément en moi, un amour de la danse. Je suis  fascinée par ceux qui exercent ce métier. J’ai toujours aimé regarder des documentaires consacrés à la danse, je les collectionne. Je me souviens de portraits sur Nicolas Le Riche, Sylvie Guillem, que je me suis passée des dizaines de fois. Au-delà de la danse, des ballets, de la technique, c’était la personnalité de ces danseurs qui me subjuguait. J’ai commencé à travailler pour le cinéma, en tant que productrice et, parallèlement, l’idée de réaliser un film autour de la danse, un film différent, me travaillait. L’envie de mettre en scène les danseurs dans la sincérité de la vie. Il existe des films extraordinaires, comme Les rêves dansants, ou « let’s dance » plus récemment, mais très peu sortent d’un cadre traditionnel quasiment imposé. J’ai toujours été frustrée par ce manque d’ouverture sur le milieu, ce regard trop intellectualisé dès qu’il s’agit de la danse contemporaine, ou vieillissant dès qu’il se pose sur la danse classique.  Les documentaires restent trop souvent centrés sur la mythologie du petit rat ou les grandes stars de la danse. Je voulais parler à ma manière de la danse, en montrer une image différente.  
  
Retrouvailles  
Autant le désir de faire un film s’est imposé très vite, autant concrétiser cette envie a pris beaucoup de temps. A l’origine je n’imaginais pas le réaliser, j’avais juste 
commencé à écrire une histoire.  Mes proches m’ont  alors conseillé de porter jusqu’au bout cette vision qui était la mienne et qu’il serait difficile d’imposer à une tierce personne. Il fallait que je le fasse, que je me lance. J’allais réaliser ce documentaire, me faire à cette idée à été la seconde étape. J’avais construit mon récit autour du cheminement d’anciens camarades,  c’était pour moi la seule façon d’aborder ce sujet. Il fallait que je m’arrête sur le parcours de gens que je connaissais, afin de pouvoir mieux cerner leur psychologie. J’ai recontacté quatre personnes que j’ai connues enfants, que je n’avais pas revues depuis longtemps et, pourtant, même si nos vies se sont dessinées différemment, ce que nous avions construit ensemble à l’époque était tellement fondateur de ce que nous sommes devenus, que les retrouvailles se sont révélées très simples, évidentes, un socle commun les a rendu spontanées et directes. Nous étions heureux de nous retrouver. Je les ai convaincus assez facilement de se lancer avec moi dans l’aventure, tous trouvaient que l’image véhiculée sur la danse n’était pas assez proche de la réalité de leur vie.   

Se remettre aux pointes  
A l’origine, je ne devais pas apparaître dans le film, mais, progressivement, je me suis rendue compte que si je voulais sortir du cadre du portrait, il fallait que j’essaie de porter le film de manière plus personnelle, un peu comme un journal intime. En ce sens, il fallait que cela passe par moi, sans me mettre pour autant au centre du récit, ce n’était pas mon histoire. J’hésitais, je ne voulais pas que ma démarche devienne égocentrique, puis j’ai fini par cesser de me poser des questions, je me suis lancée et j’ai commencé à tourner en me disant que cela viendrait naturellement.  Pendant les premières interviews, je n’étais pas dans le cadre, et puis j’y suis rentrée, spontanément, sous forme d’échange.  Je voulais depuis le début les faire danser ensemble lors d’une scène finale, je voulais voir comment ils se reconnectaient, s’apprivoisaient. Comme je me suis greffée à cette aventure, il fallait que je prenne part à cette danse. On se répétait souvent « danseur un jour, danseur toujours ». Evidemment la technique s’est envolée, le corps est complètement rouillé, mais il y a quelque chose qui reste, quelque chose d’essentiel. J’avais envie de montrer qu’être danseur ce n’est pas seulement un travail, une activité, c’est aussi une façon d’aborder la vie. Je dansais avec mes anciens camarades, tous devenus des danseurs professionnels, alors que j’avais tout abandonné depuis 10 ans,  nous n’avions pas le même niveau, mais nous pouvions encore créer quelque chose ensemble. Cette chorégraphie donnait du sens à ma démarche, même si je ne prétends pas être allée au bout de mes questionnements.    

La chorégraphie finale 
Nous avons construit cette chorégraphie ensemble, en écrivant chacun une petite partition et nous les avons imbriquées, harmonisées. Quelques répétitions plus tard, nous nous sommes retrouvés sur l’esplanade de la bibliothèque Mitterrand pour danser. Je ne voulais pas une représentation classique, plus un moment d’émotion entre nous. En ce sens, je ne voulais pas un endroit fermé, une scène traditionnelle, plus un espace original, un peu hors du temps. Esthétiquement j’imaginais quelque chose d’assez épuré avec des perspectives.  Pour mes camarades, je pense que le moment a été plutôt agréable, pour moi ce fut plus ambigu. C’était le dernier jour du tournage, un accomplissement, je voulais savourer cet instant, mais en même temps ce fut une journée terriblement stressante, très lourde techniquement, il y avait beaucoup de choses à gérer. Mais j’étais heureuse de voir toute cette équipe, de prendre conscience que nous avions réussi à mener cette aventure au-delà de mes espérances et j’ai pris un immense plaisir à danser avec mes anciens partenaires. Nous nous sommes lancés et les doutes se sont envolés. Je suis ravie d’avoir pris la décision de danser avec eux. Si je ne l’avais pas fait, cela aurait en fait fermé le documentaire en montrant que c’était eux les danseurs, eux qui savaient, « voyez comme ils dansent ». C’était le premier titre pressenti pour le film, mais ce n’était pas le sujet du film. Il était primordial de danser tous ensemble, dans une même énergie.    

Avancer  
J’ai traversé des moments très difficiles, cette aventure cristallisait de fortes remises en question, à la fois personnelles et professionnelles. Finalement, paradoxalement, en m’ouvrant sur une nouvelle forme d’expression, la réalisation, je me suis recentrée. Le fait de me replonger dans cet univers fondateur de ma vie m’a permis de prendre conscience que j’avais fait le bon choix, m’a confortée dans les décisions que j’avais prises. J’ai eu l’impression d’être à la bonne place. J’ai pris beaucoup de plaisir à filmer mes anciens camarades, je n’en ai ressenti aucune frustration, je me sentais bien derrière la caméra, épanouie. Je me souviens d’avoir été particulièrement heureuse de découvrir le film, lors de la première projection que nous avons faite, au travers du regard  des autres.  Après plusieurs mois de montage, beaucoup de doutes sur certaines scènes, des déceptions par rapport à certains plans,  quelques obsessions, je ne supportais quasiment plus ces images sur lesquelles je travaillais. Et les montrer, avoir le retour des spectateurs m’a rassurée, m’a permis de continuer. Je me suis aperçue qu’ils ne focalisaient pas, comme moi, sur certains détails, des détails parfois qu’ils ne voyaient même pas.  Ce qui m’a apaisée c’est de sentir qu’ils étaient émus. Ils avaient envie de danser, avaient 
compris ce que nous avions voulu montrer. Cette aventure m’a donné envie de réaliser d’autres films, des documentaires comme des fictions. J’ai énormément appris, de la préparation au montage, à la gestion de tout le côté technique,  les aléas, les deuils qu’il faut faire… Je me suis souvent demandée avant cette expérience s’il fallait que je me positionne comme productrice ou réalisatrice. Comme ils respirent m’a montré que j’aimais les deux, peut-être pas les deux sur un même projet en même temps.  C’est un film sur la danse, mais pour moi c’est surtout un film sur le choix.  
  
LES DANSEURS   
Louise Djabri  
L’appel de Claire m’a surprise. Même si nous étions amies sur Facebook, nous nous étions un peu perdues de vue avec les années.  J'ai été touchée qu'elle ait pu penser à moi. J’ai été immédiatement séduite par son enthousiasme et son envie, si communicatifs.  Au travers de son regard amical j’ai pu parler de  mon amour de la danse et de mon métier. Cette expérience m'a permis de me dépasser dans le sens où, étant assez introvertie, être filmée dans ma vie quotidienne n'était pas tout à fait une partie de plaisir! Mais Claire a su me mettre à l'aise et rendre la chose plus facile. Aujourd'hui je suis fière d'avoir dépassé ma timidité. Lorsque nous avons pu voir le film, j'étais super stressée  à l’idée de me voir sur grand écran et je dois avouer que durant les premières minutes j'étais un peu crispée. Et puis, je me suis laissée porter par le récit et j'ai découvert les histoires des autres avec beaucoup d'émotion.    

Hugo Mbeng
Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas revu Claire, sûrement d'ailleurs depuis l'époque du CNR, son appel m’a donc étonné.  Le projet qu’elle m'a présenté m'a vraiment plu. C'était une très bonne idée de nous réunir après toutes ces années, de voir le parcours que chacun avait pris après quasiment quatorze ans.  Pour moi, c’est tombé dans une mauvaise période, je n'étais vraiment pas bien physiquement. Je savais que j'allais devoir m'arrêter de danser pendant au moins cinq mois. J’avais peur de cet état et du coup du regard de la caméra. Mais au travers de ce film j’ai compris que l'on peut toujours rebondir, quelle que soit la difficulté, et ne jamais lâcher prise. Finalement je crois que c’est 
une chance d’avoir pu montrer cela. Pendant cet arrêt de plusieurs mois j'ai passé mon diplôme d’état de professeur de danse. Depuis, ma carrière professionnelle a fait un énorme pas en avant. Dans ma compagnie actuelle j’ai énormément de rôles principaux, j’ai été promu demi-soliste et j’espère que ce n’est qu’un début. Je donne  parallèlement des cours, j’ai donné mon premier stage de danse etc... Ce fut également une incroyable chance de tourner dans un film, une expérience extraordinaire. Cela nous a aussi permis de nous rapprocher. J’ai été très fier de le découvrir,  même si j’étais un peu stressé de  me voir. Au début du film je me cachais et je riais nerveusement. Claire a fait un travail remarquable et a su nous mettre chacun différemment  en valeur. J’avais peur, je déteste entendre ma voix, j'ai été surpris,  ça passait assez bien. Après il est certain que, personnellement, je n'aurai certainement pas mis des passages où je rate certains pas de danse, mais c'est le jeu, tout n'est pas parfait.    

Claire Tran  
On ne s’était pas vues depuis nos quatorze ans, mais j’ai immédiatement trouvé l’idée de Claire excitante. J’aime que l’on donne la parole aux danseurs. C’est un art mal compris, le public en a peur et les institutions l'ignorent. Ce film amènera peut être les gens à s’y intéresser un peu plus. Le projet a eu lieu en même temps que je tournais une page importante de ma carrière et de ma vie. Cela me plaisait que Claire entre dans ma vie à cette période. J’ai pu revenir sur mon parcours, évoquer les obstacles qui ont forgé mon caractère déterminé. Je crois qu’au fond ce que j’ai exprimé dans ce film c’est mon envie d’être libre, coûte que coûte, et de m’accomplir. En parlant à Claire je me suis rendue compte à quel point j’avais souffert de la danse, mais aussi combien j’étais heureuse aujourd’hui et fière du chemin parcouru. Ce tournage m’a permis de voir que j’avais réussi à me construire malgré tout. J’ai été très émue en découvrant le film, je ne pensais pas que je m’étais livrée à ce point ! Ma famille et tous mes amis étaient dans la salle lors de la projection d’équipe. J’avais l’impression que je leur parlais, que je me confiais.    

Anna Chirescu  
J’avais perdu le contact avec Claire depuis mes douze ans, lorsque je suis partie poursuivre mes études au CNSM. Je ne savais pas qu’elle avait suivi une carrière dans le cinéma et surtout je ne m’attendais pas à ce qu’elle souhaite réaliser un film avec ses anciens collègues de promotion, nous étions si jeunes à l’époque ! J’ai quelque peu hésité avant de m’engager. Lorsque Claire m’a contactée j’avais mis entre parenthèse ma carrière artistique pour poursuivre un Master à Sciences Po et j’hésitais à revenir dans le milieu de la danse. Claire m’a convaincue en soulignant la 
particularité de chaque parcours, cela méritait qu’on en parle. J’ai finalement accepté en me disant que ce film me permettrait de partager ma vision de la danse sans voile ni cliché. Les documentaires sur la danse sont assez rares et l’approche de Claire, cette sincérité qu’elle recherchait, m’a donné envie de partir avec elle dans cette aventure.  C’est assez rare de donner la parole aux danseurs, la danse étant un art muet par excellence. Il y a toujours une part de secret vis à vis de cette pratique, sans que l’on s’interroge ou que l’on nous interroge dessus, sur l’origine de cette vocation, les moments heureux ou douloureux, les instants de doutes par exemple. Evidemment tout art pratiqué à haut niveau demande des sacrifices, mais la danse touche au corps et elle a cela de particulier d’être dans le sensible tout le temps, ce n’est pas forcément facile à exprimer car on ne s’en rend presque plus compte au fil des années, mais elle nous colle à la peau.  J’ai été surprise par le résultat et l’émotion qui se dégageait du film. On est habitué à se voir en tant que danseur sur vidéo, mais pas dans notre quotidien ou en interview!  Je trouve le film touchant. Nous nous sommes tous livrés avec beaucoup de naturel, je suis certaine que le public, danseur ou non danseur, pourra s’identifier à nos témoignages.  Au final, je me suis relancée à fond dans la danse et peut être que le film a contribué à cette décision. Je ne regrette pas puisque je danse aujourd’hui plus que jamais.    

DANSER ENSEMBLE  
Pour Louise :  C'était une période un peu délicate pour moi car trois jours plus tôt j'avais appris que j'étais renvoyée de l'Opéra de Bordeaux ou j’avais travaillé pendant 6 ans... Donc j'étais un peu à ramasser à la petite cuillère. Me retrouver plongée dans ce projet m'a permis de me ressaisir. Je garde un souvenir particulièrement ému de ce moment de danse et de retrouvailles qui m'a redonné confiance et espoir en l'avenir.  
Pour Hugo :  Ce fut un très bon moment. On était ouverts et à l'écoute de chacun, comme dans une compagnie sauf que l'on était tous au même niveau. De danser sur l'esplanade de la bibliothèque François Mitterand était incroyable. Il y avait énormément de monde, que ce soit pour les techniciens ou les passants qui étaient là.  
Pour Claire :  J’étais intimidée par le monde qui s’amassait autour de nous, des passants curieux qui sortaient du cinéma Mk2 Bibliothèque. 
Les caméras me donnaient du courage au contraire. J’adore les ambiances de plateau.  

Pour Anna : C’était une journée assez magique. Nous n’avions pas dansé ensemble depuis nos spectacles du Conservatoire au Théâtre de la Ville de Paris et c’était très émouvant de se retrouver dans le mouvement, littéralement !  Nous tournions sur le parvis de la BNF en plein hiver, j’étais assez fatiguée car j’enchaînais sur d’autres spectacles en tournée après une période intensive de répétition, mais malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir. A chaque prise le public du parvis était un peu plus nombreux et le soleil s’intensifiait, c’était un vrai spectacle pour tout le monde.   


LISTE ARTISTIQUE  
 Anna ChirescuLouise DjabriClaire TranHugo MbengClaire Patronik


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